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> Création 1990/1996 > La Voix
Humaine
www.lavoixhumaine.fr
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Mise en scène
Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
Avec
Catherine VIAL
Lumières
Michel PAULET
Justine NAHON
Son
Bertrand NEYRET
Affiche
Rajak OHANIAN
Photos
David ANEMIAN / Déclics et des Claps
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MJC Bonneterre / Villeurbanne
Les Célestins
/ Lyon
Théâtre de Bourg en Bresse
Théâtre
de l'Iris / Villeurbanne
La Rotonde de l'INSA de Lyon
Théâtre
de Villefranche Sur Saône
La Maison des Arts / Thonon - Evian
Le Toboggan /
Décines
Théâtre Jean Marais / Saint-Fons
Espace Culturel / Saint-Genis Laval
Centre Culturel Aragon / Oyonnax
Centre Culturel Jean-Jacques Rousseau / Seyssinet
Théâtre du Petit Casino / Evian
Espace Louise Labbé / St Symphorien d'Ozon
Jérusalem / Israël
Ho Chi Minh - Hanoï
/ Viet-Nam
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> Résumé
Rompant avec toute idée de spectacle, le monologue
de "La Voix humaine" écrit par Jean Cocteau
en 1930 ne comporte d'autre élément dramatique
que celui du solo verbal, au cours duquel, une femme abandonnée,
tente, au téléphone, une dernière fois
" les chances de l'adieu", cependant que son amant,
à l'autre bout du fil, s'efforce de la quitter sans
trop de casse.
Il ne s'agit pas de la recherche d'une solution, de quelque
problème psychologique, mais d'une sorte d'errance,
d'un bout à l'autre du fil téléphonique,
entre les paroles brodées de mensonges d'une femme
vaincue, et les silences évocateurs que lui impose
son mystérieux interlocuteur.
Pierre BOITET (Le
Progrès)
> Critique
Ce que Cocteau a laissé
entreles lignes, Catherine Vial le joue, sans craindre le
surjeu, avec des gestes de tragédienne classique...
L'option de la théâtralité choisie par
Tcheumlekdjian et Vial nous ramène au temps heureux
où l'on ne craignait pas de parier sur l'émotion.
Jean-Philippe MESTRE (Le Progrès)
L'interprétation de Catherine Vial, en costume strict
de garçonne aguerrie, cheveux tirés, laisse
supposer que la femme, (une bourgeoise soyeuse avec chien),
a déjà quitté son statut social et
sa "féminité" du temps où
elle était la "femme de"... Avec sobriété
et une maîtrise du noir et blanc, la Compagnie Premier
Acte joue la passion.
Marie-Christine VERNAY (Libération)
Sarkis Tcheumlekdjian a
pris le parti audacieux de l'expressionnisme. Au bord du
gouffre, sur une vertigineuse plateforme, Catherine Vial
arpente avec maîtrise son îlot de survie. L'espace
nu, fragile, terriblement éphémère,
où la voix de l'autre, parti déjà,
peut encore lui tenir de royaume. Sa vie tient à
ce fil... Avec juste ce qu'il faut de distorsion entre grandiloquence
gestuelle et retenue verbale pour suggérer le terrifiant
chaos de la solitude.
Marielle CREAC'H (Lyon Poche)
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