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> Création novembre 1990 > Vartabed
| Distribution |
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d'après Dikran TCHEUGURIAN
Adaptation
et mise en scène
Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
Assistant
Augusto MILLAN
Avec
Pedro ATIAS
Daniel Der GARABEDIAN
Marcia FIANI
Eric GORIA
Susanne HIBBEL
Bruno MIARA
Daniel MELLIER
Augusto MILAN |
Guy NAIGEON
Henri OSINSKI
Houman SANCHEZ
Aquiles VARAS Dell'AQUILA
Catherine VIAL
Costumes
Marie-Pierre MOREL-LAB
Son
Bertrand NEYRET
Lumières
Michel PAULET
Affiche
Daniel SANCHEZ-MENTA
Centre Léonard de Vinci / Feyzin
Le
Radiant / Caluire
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> Résumé
Vartabed Artak, un jeune homme ambitieux, sûr de lui,
débarque dans un monastère arménien
en Anatolie centrale au cours de l'année 1896-1897.
Sur fond de massacre, le jeune homme tente de mettre en
place un "foyer" fonctionnel pour les orphelins
d'Erzeroum, victimes des persécutions à l'Est
du pays. Et pour lui-même d'ailleurs, ce qui le conduira
à la mort.
> Critique
...Les
Ténèbres et la lumière...
... Au cours de ce récit si touchant, nous entrons
dans l'atmosphère lourde et pesante de la vie monacale.
Sarkis Tcheumlekdjian ne suggère pas son propre choix
: il recueille pieusement des témoignages, inventorie
des gestes, les gestes des héros de cette tragédie
historique, reconstitue avec intérêt passionné
et en même temps avec l'objectivité d'un historien,
le microcosme de ce monastère arménien. Il
en résulte un spectacle de belles images. Le travail
sur les voix n'est pas moins beau. Et les acteurs savent
transmettre des émotions ou ménager la distance
imperceptiblement bouffonne qui empêche le pathos.
Bernadette BOST (Le Monde)
Le Monastère, signé Sarkis Tcheumlekdjian
sont des sursauts de lucidité politique et d'amour.
La mise en scène, minutieuse jusqu'à l'inclinaison
d'une capuche, travaille sur l'infime fragilité d'un
équilibre. De même les acteurs, qui ne peuvent
appuyer leur gestuelle sur des accessoires, participent
de cette peinture d'une solitude prise au piège de
la communauté. A cette distribution judicieuse s'ajoute
le dessin exact de la forme. Une mise en scène moins
dépouillée qu'on ne l'imagine puisque tout
participe d'une écriture ciselée.
Marie-Christine VERNAY (Libération)
...La grandeur et la noblesse de la vision. ...
Ce spectacle pour lequel Sarkis Tcheumlekdjian a cherché
au fond de lui-même des images, des émotions,
des échos enfouis, confirme de façon éclatante
la qualité et l'éxigence d'un travail qui,
en trois spectacles, a imposé la Compagnie Premier
Acte parmi les plus sûrs espoirs de la région.
Le douloureux chemin de croix du "Vartabed" Artak,
son amour malheureux pour la jeune Chouchane, et à
travers lui, le destin
d'un peuple, d'une culture promis au génocide, sont
mis en jeu avec pudeur, avec justesse, avec une énergie
magnifiée par la beauté des images scéniques.
Sarkis Tcheumlekdjian affirme ici l'originalité d'une
démarche dont on peut déjà, attendre
beaucoup.
Jean-Philippe MESTRE (Le Progrès)
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