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> Création 2002 > Les Trois Soeurs

 

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Distribution
Mise en scène
Sarkis TCHEUMLEKDJIAN

Avec
Pierre-Marie BAUDOIN
Sabine DESTAILLEUR
John FERNIE-BOUCHARD
Nicolas GABION
Déborah LAMY
Francine LORIN-BLAZQUEZ
Karin MARTIN-PREVEL
Jean-Philippe SALERIO
Franck TAPONARD
Vincent TEISSIER
Catherine VIAL
Nicolas VOL
Décors
Stéphanie MATHIEU
Lumières
Justine NAHON
Son

Eric DUPRÉ

Musique
Gilbert GANDIL
Maquillage
Christelle PAILLARD
Régie
Martial RAUCH

Costumes
Marie-Pierre MOREL LAB

Régie plateau
Jerry TREPY

Affiche
Yannick BAILLY

Photos
David ANEMIAN / Déclics et des Claps



Le Toboggan / Décines
La Maison des Arts / Thonon-Evian
Théâtre de la Croix-Rousse / Lyon



> Résumé

Enfermées, depuis la mort du père dans la maison Prozorov perdue dans l'immense Russie, trois sœurs rêvent de s'échapper vers Moscou - espace merveilleux, lieu mythique - où elles espèrent retrouver l'enchantement de leur enfance. Cette nostalgie douloureuse est leur seul point commun. Mais la vie est ainsi faite... elle s'écoule sans événement. À la fin du quatrième acte - Olga, Macha, Irina - auront tout perdu, même l'espoir de partir ...


> Critique

"Le théâtre de la Croix-Rousse peut se vanter d'avoir eu du nez en incluant dans sa programmation la mise en scène des Trois sœurs, signée par Sarkis Tcheumlekdjian et crée au Toboggan au début du mois de novembre. Osons l'écrire ici, ce spectacle est de l'ordre de l'éblouissement. Tout à la fois extrêmement original et complètement fidèle au génie d'Anton Tchekhov. Le metteur en scène a choisi pour cadre de ce classique un plateau presque entièrement nu. Le sol est lisse et immaculé, les murs sont tendus de toile blanche. Cette monochromie lumineuse se retrouve dans les costumes des comédiens et dans leur maquillage blafard. Il résulte de cet ensemble un sentiment insidieux de folie douce et d'unité factice, dissimulant à grand-peine des explosions menaçantes… Impression renforcée par les déplacements des comédiens qui, souvent, se regroupent afin de former une espèce de chœur antique d'où les mots de Tchekhov sortent lestés d'une émotion étrange et d'une drôlerie cruellement communicative… L'équipe d'acteurs est tout bonnement extraordinaire par son homogénéité et sa qualité d'interprétation.(...) La respiration la plus intime de la langue de Tchekhov semble battre à travers leurs corps comme le pouls fébrile d'un malade..

Nicolas BLONDEAU (Lyon Capitale)


"... Il y a constamment chez les personnages de Tchekhov un sentiment d'étrangéité, de malaise, une inadaptation du fait d'un idéal qui les porte, pour certains à l'idée fixe. Le texte lui-même est plein d'absences, de coq-à-l'âne, de hiatus de pensée, de trouées, qui rompent le fil linéaire du récit, introduisant comme une sorte d'incohérence. Creuser cette dernière peut offrir un excellent angle d'exploration de la pièce, constituer une base de travail pour construire les personnages à partir de leur fêlure intérieure. Cette grille de lecture finit par agir un peu comme une camisole et à enfermer le texte dans son propre propos. Le texte de Tchekhov, tout à la fois profond, superbe, bouleversant et drôle, résiste étonnamment à ce traitement, et les comédiens le défendent bien dans l'ensemble. Quant au travail de Sarkis Tcheumlekdjian, il est minutieux, précis et soigné ..."

Nelly GABRIEL (Le Figaro)


"... L'esthétique du spectacle ne manque pas de charme. Les images, l'atmosphère musicale et les effets d'écho éveillent des souvenirs enfouis au fonds de nous-mêmes. Chacun des acteurs joue son rôle sur le registre exigé par Sarkis Tcheumlekdjian.
Entre douceur et sourires, ils évoluent tels des fantômes prisonniers du temps, de leur temps."

Antonio MAFFRA (Le Progrès )



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