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Création janv-fév 1989 > La Ménagerie de verre

 

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Mise en scène : Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
Avec : Denis FAU, Pierre Stefan MONTAGNIER, Nicole MOUTON, Catherine VIAL
Décors : François DELOSTE, Musique, Nadia BOUTAYEB, Costumes : Etienne COULÉON, Lumières : Michel PAULET, Affiche, Rajak OHANIAN


Résumé
"La Ménagerie de verre " est une pièce sur la solitude des laissés-pour-compte du bonheur. Elle parle de ces losers avec une cruauté tendre qui rappelle presque Tchékhov, sauf que chez Tchékhov la fêlure des êtres résulte d'une impuissance à assurer le désir, alors que chez Williams elle est causée par la vie même.


Critique
Sous une lumière précise et prégnante, dans un réel où l'absence d'accessoires dit l'absence d'espoir, la Compagnie Premier Acte réussit, avec beaucoup de cohésion à rendre compte d'un pathétique proche de Tchékhov ou d'Ibsen, à dérouler le cycle des émotions d'une classe sociale sans perspective qui sait , "que la vraie vie est ailleurs".
Michèle BOUQUET (La Voix du Lyonnais)

La magie de Tennessee Williams a marché, les prestidigitateurs ont su respecter ses règles. Des trois puis quatre personnages, aucun ne quitte la scène, mais sans jamais lasser. L'Amérique en prend plein les dents, au nom d'un futur qui sera bien plus merveilleux que le présent. Et la Compagnie lyonnaise peut se vanter d'avoir su faire passer l'humour féroce du dramaturge made in USA. A.M (Lyon Figaro)

La mise en scène de Sarkis Tcheumlekdjian tient à distance le naturalisme, privilégiant le songe. Dans cet effet d'éloignement du réel, la pièce de Tennessee Williams acquiert une dimension d'intemporalité. Elle devient le symbole universel des tensions, des douleurs familiales. Ce parti-pris, servi avec un soin extrême par une équipe de jeunes comédiens sensibles et précis, fonctionne, ne parasite pas le texte. Marie-Christine VERNAY (Libération)

"Rester dans l'univers du rêve et de l'imaginaire." En faut-il plus ? Ainsi médiatisée, la Compagnie Premier Acte présente le spectacle le plus professionnellement abouti qu'on ait vu depuis longtemps. (...) La mise en scène de Sarkis Tcheumlekdjian établit des relations subtiles entre les gestes, la musique, les images "déréalisées" d'un décor qui est comme un paysage mental. Bernadette BOST (Le Monde)


Diffusion
Espace Albert Camus / Bron - Salle Paul Garcin / Lyon

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