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« L’Ecole est le plus beau théâtre du monde. »
A. VITEZ
PREAMBULE : La Compagnie Premier Acte est en litige avec l’URSSAF sur la question de l’artiste intervenant. L’URSSAF considére que le travail mené par les artistes intervenants de la Compagnie au sein des ateliers de pratique artistique ne relève pas d’une activité artistique, mais d’une activité de formation.
Voici la réponse de Premier Acte : |
Une des valeurs ajoutées à la vocation théâtrale est le partage. Aussi, depuis ses premières créations, notre compagnie, comme beaucoup d’autres, officie tout naturellement dans les établissements de l’Education Nationale, dans les Instituts Médicaux Éducatifs, mais aussi dans les Centres Sociaux et les Prisons de Lyon, pour y adjoindre les lumières et les fulgurances poétiques qui sont à son programme. Une activité qu’elle n’a jamais remis en question, depuis plus de vingt ans, malgré ses calendriers parfois difficiles… Chaque acteur, chaque musicien, chaque danseur oeuvrant au sein de la Compagnie a eu, et aura la mission, en échange du rôle qu’il doit tenir sur scène, de partager sa connaissance et ses souvenirs artistiques avec le citoyen.
Or aujourd’hui, et sous prétexte que les compagnies défendent encore leurs artistes en les déclarant en tant que tels, certaines font l’objet d’un acharnement et d’une suspicion inacceptables. Ce qui était hier un combat de la dignité est devenu aujourd’hui une faute impardonnable ! Ce que la Direction Régionale des Affaires Culturelles, leur principale commanditaire, qualifiait hier d’acte et de responsabilité artistique, voir de devoir, (quand il s’agit d’éclairer ses banlieues, ses lycées, ou ses prisons) l’URSSAF et le Pôle Emploi le qualifient aujourd’hui d’acte de formation…
Jusqu’à ce jour, nous sommes restés silencieux devant les attaques, les soupçons et les salissures dont nous sommes victimes. Nos salariés (au nombre de 28) ont été abîmés, beaucoup ont été lourdement sanctionnés pour une faute qu’ils n’avaient pas commises… Des propos inadmissibles ont été tenus à l’égard de notre équipe, prenant la forme de bruits de couloirs, et d’amalgames. Nous tenions à vous informer que nous contestons la position de l’URSSAF sur la question du statut de l’artiste intervenant et qu’une procédure est à ce jour en cours qui, nous l’espérons, aboutira à la revalorisation du travail, de la responsabilité et du statut de l’artiste, tel que les compagnies comme la nôtre l’entendent.
Au plaisir de partager avec vous cette conviction.
L’équipe Premier Acte
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