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> Création 1993 > La Chunga
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D'après l'adaptation française de Albert
BENSOUSSAN
Mise en scène
Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
Avec
Patrick AUZET-MAGRI
Daniel GEIGER
Eric GORIA
Isabelle MATHIAS
Franck TAPONARD
Catherine VIAL
Décors
François DELOSTE |
Marie-Pierre MOREL-LAB
Musique
Eric ALLOMBERT
Son
Bertrand NEYRET
Lumières
Michel PAULET
Affiche
Rajak OHANIAN
Centre Léonard de Vinci / Feyzin
Théâtre
de Bourg en Bresse
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> Résumé
"Toutes les femmes du monde sont des idiotes. C'est
pour ça qu'elles sont là. Elles se laissent
maltraiter, elles deviennent des esclaves de leurs hommes
".
Ces quelques paroles de la Chunga résument à
elles seules l'esprit de la pièce. Tenancière
d'un petit bar situé aux alentours de Puira, au nord
du Pérou, la Chunga devient la cible de sa clientèle,
pauvre et douteuse. Joséfino, proxénète,
n'hésitera pas à louer sa dernière
conquête.
Meche, à la Chunga, pour rembourser ses dettes de
jeux. Meche disparaîtra dans la nuit, sans jamais
plus donner signe de vie. Au lever du rideau, bien du temps
a passé après cet événement
et les indomptables, un groupe de désoeuvrés
amis de Josefino, essaient vainement d'arracher à
la Chunga le secret de ce qui s'est passé. Comme
ils n'y parviennent pas, il l'inventent.
> Critique
...Sarkis Tcheumlekdjian a pris
le parti à la fois de transfigurer la violence au
niveau symbolique, voire onirique, et de la situer dans
un temps vrai, voire réaliste.
Dans le très beau décor De François
Deloste, il laisse à ses épaves péruviennes
tout le temps de dériver...
Jean-Philippe MESTRE (Le Progrès)
...Catherine Vial et Sarkis Tcheumlekdjian, le metteur en
scène, posent sur le spectacle quelque chose d'implacable
qui est de l'ordre du destin....
Pierre Moulinier (Le Monde)
...La Compagnie Premier Acte,
sous la direction de Sarkis Tcheumlekdjian, a fait ici un
remarquable travail; tirant ses personnages vers des archétypes.
Le parti pris de lenteur comme si le temps devenait acteur
à part entière, poussant chacun vers son passé
et arrêtant tout devenir, la composition des comédiens,
avec des poses très proches du cinéma, comme
figés par des arrêts sur image ou des ralentis,
révèlent la qualité de la mise en scène
et de chaque acteur, avec notamment, la remarquable performance
de Catherine Vial...
Il faut sans cesse solliciter l'imagination du spectateur
et la faculté de dédoublement des acteurs
; en ce sens, finalement, "La Chunga " relève
de l'exercice de style : réflexion sur l'acte de
théâtre lui-même.
Pierre BOITET (Le Progrès)
> Entretiens
...C'est le combat contre les
us, contre les traditions plus que séculaires, contre
le renoncement, qui guide La Chunga... C'est quelque part
aussi un symbole, un signal envoyé à l'adresse
d'une population... "Un déballage public de
toutes les ordures et saletés que la société
à juste titre s'attache à réprimer,
mais aussi de toutes les espérances et de tous les
désirs du coeur qui font l'homme humain... "
Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
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